Depuis le dimanche, 1er mars, une nouvelle taxe s’applique aux petits colis importés en France depuis des plateformes e-commerce situées hors de l’Union européenne, comme Shein, Temu, AliExpress ou encore Amazon. L’objectif du gouvernement : freiner les achats impulsifs de produits très bon marché et rétablir une concurrence plus équitable avec les commerçants locaux.
Comment fonctionne la taxe ?
La taxe est fixée à 2 euros par catégorie de produit contenue dans un colis d’une valeur inférieure ou égale à 150 euros.
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Si un colis contient trois t-shirts identiques, la taxe est de 2 € au total.
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En revanche, s’il contient un t-shirt, une paire d’écouteurs et un bijou, la taxe monte à 6 €, car chaque article appartient à une catégorie douanière différente.
Pourquoi cette mesure ?
Le gouvernement souhaite limiter l’essor de l’ultra fast-fashion et réduire l’impact environnemental lié au transport de millions de petits colis. En Europe, 5,8 milliards de colis de faible valeur ont été livrés en 2025, dont 97 % en provenance de Chine.
En France, le phénomène a explosé : le nombre d’articles importés via ces colis est passé de 170 millions en 2022 à 828 millions en 2025, pour une valeur totale de 5,58 milliards d’euros.
Certaines entreprises pourraient tenter de contourner la taxe en passant par des entrepôts situés dans l’Union européenne avant de réexpédier les produits vers la France.
Vers une taxe européenne
Cette mesure nationale n’est qu’une première étape. Dès juillet, un droit de douane européen de 3 euros par article devrait s’ajouter pour un totale de 5 euros par catégorie. À terme, un dispositif entièrement européen est prévu pour novembre 2026, afin d’harmoniser les règles dans toute l’Union.
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